Bonjour,
Je suis passionné d'art et de design, j’interviens régulièrement en tant que graphiste et directeur artistique lors du développement d'image de marques.
Mon champ d'activité couvre le graphisme, l'illustration, le branding, le web design, l'édition, et de conseil pour toute démarche créative. Je vis et travaille à Paris.

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Réflexions et recherches graphiques sur la représentation des sexes.

Dessins à la plûme et textes.

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Je n’ai jamais reconnu les symboles de Mars et de Vénus comme étant les symboles les plus judicieux pour représenter l’homme et la femme.

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Ces symboles ne cherchent qu’à distinguer deux genres et sont issus d’une mythologie finie, très ancienne et qui représente des Dieux bien trop éloignés de nous.

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Ces symboles sont abstraits, rigides et insensibles. Ils lissent les contours d'une classification détachée de l’infinie complexité de la psyché humaine, empêchant l'appropriation, l’intériorisation ou le questionnement, ce ne sont que des marqueurs biologiques. Or nous sommes dans un rapport beaucoup plus émotionnel avec notre sexe, qu’il soit affirmé ou contrarié, notre personnalité et notre équilibre intérieur en sont l'expression. C’est une expression protéiforme et fluctuante, nous ne l'incarnons pas de la même façon selon l’âge, nos rapports sociaux et culturels. Nous oscillons entre divers ressentis, rôles, compréhensions et errements pour tantôt être ou ne pas être ce sexe. Ceci me convainc que la représentation des sexes ne peut se limiter à la dichotomie fondamentale et indépassable des genres, affirmée par Mars et Vénus comme un monopole inamovible. Cette représentation des sexes doit exprimer les doutes, les rêveries, les questionnements, les orgueils et passions qui infusent au plus profond de nous lorsque nous pensons ce sexe.

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Cette recherche est une exploration graphique, un questionnement sur la nécessité de la représentation des sexes. Que représentons-nous lorsqu’un sexe est dessiné et symbolisé? Est-ce une partie du corps, un phantasme, une idée? Pouvons-nous seulement le dessiner tel qu’il nous apparaît ou cherchons-nous une subjectivité? Si c’est l’aspect le plus déterminant de notre personnalité, devons-nous le réduire à deux fonctions, plaisir et reproduction? Ce fût cette dernière et simple interrogation qui m’emmena vers cette recherche. Pourquoi le pénis est-il souvent représenté droit et tendu et pourquoi le vagin est-il vu comme un enchevêtrement confus et mystique? Se peut-il que les émotions, les divergences et les insatiables désirs qui attirent les deux sexes résonnent à l’unisson en chacun d’eux, que ces deux sexes trop souvent distingués par leurs différences puissent être vus et compris en tant qu’extrémités d’une même création?

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Pour obtenir une égalité de traitement je me suis astreint à des dessins au trait où la vigueur et la vibration de la ligne repoussent et abolissent le doute dans l’exécution, il faut symboliser en un seul geste. C’est alors que les lignes deviennent des traces et des cheminements. Ainsi la ligne, à la manière d'un fil d'Ariane, se déploie en volutes alanguies ou tensions extatiques, elle épouse les contours d’un espace de symboles où l’étrangeté et la perte de repères excitent la curiosité. C’est pour cette raison que je m'en suis tenu à cette méthode et cette technique, pour structurer ma démarche. La rapidité d’exécution de ces dessins fait écho à un geste antédiluvien, celui de tracer quelque chose avec son doigt. Ce synthétisme et cette uniformité évoquent une forme de communication primordiale. C’est aussi le chiffrement d’un amas empirique de ressentis et le déchiffrement de leur interactions, une écriture et une grammaire visuelle qui peuvent se lire.

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Quels équilibres, quels rapports de formes, de pleins et de vides dévoiler? Qu’est-ce qui compte, l’interne ou l'externe? De prime abord certains pré-conçus ont guidé mon travail, et au fil des essais, je me suis rendu compte que le dessin se détachait peu à peu des soucis d'une représentation juste et justifiée. Je me suis progressivement laissé emmener par un monologue intérieur détaché du dessin, j’ai cherché à relier des points que mon esprit pouvait entrevoir et pressentir. Le pénis et le vagin me sont apparus reliés comme les points des galaxies qui transcendent le firmament. En essayant de capter de fugaces impressions, des souvenirs troubles ou enjoués, des archétypes et des présences, je me détachais du réalisme. J’ai essayé de ne plus juger ces choses uniquement par leurs rôles mais depuis leurs états charnel, excroissant, buissonnant, ruisselant, touffu, intimidant, fascinant... Lignes austères, traces archaïques, graffitis obscènes, symboles mystiques, gravures précises, idéogrammes intraduisibles, gribouillis entêtés, gestuelles vigoureuses....

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